Un Versoisien vise le toit du monde

Mordu d’escalade, Ziad Maalem, a décidé de grimper le plus haut sommet de la planète. Il veut en profiter pour transmettre un message aux orphelins. Mais pour atteindre son objectif, il doit tout d’abord franchir une première montagne : récolter la somme qui lui permettrait de financer l’expédition. Interview.

Ziad Maalem.

Vous contactez actuellement les médias pour faire connaître votre projet, à savoir faire l’ascension de l’Everest. Comment vous est venu cette idée ?
“Lorsque j’étais à l’école hôtelière, mon prof de sport m’a initié à l’escalade. J’ai vraiment aimé et j’ai atteint mon premier 4000 avec lui au Maroc. Mais je me suis rapidement rendu compte que ce sport était onéreux et que je n’avais pas les moyens de le pratiquer. Les années ont passé, le covid est arrivé et cela a correspondu avec une période assez triste de ma vie. Je me suis alors questionné sur ce qui me permettrait d’aller de l’avant. La réponse s’est imposée d’elle-même : l’alpinisme. Je me suis donc remis à la haute montagne et me suis dit par la même occasion : “pourquoi ne pas faire quelque chose d’assez fou : L’Everest”.”

Vous êtes-vous fixé une date pour atteindre ce but ?
“2024.”

Si vous n’y parvenez pas à ce moment-là, vous abandonnerez ?
“Jamais.”

Vous considérez-vous comme un alpiniste professionnel ?
“Non, loin de là, je suis vraiment amateur et je pars de rien.”

Vous mettez en avant l’aspect humanitaire de votre projet en partenariat avec l’association “Porte-bonheur” (qui s’occupe des orphelins NDLR). Quel est leur niveau d’implication ?
“Mon message par rapport à l’association est très simple. Je pars de rien, j’ai grandi sans papa puisqu’il est mort très jeune et le sort des orphelins me touche beaucoup. Je veux faire passer le message suivant : “si tu n’as rien, et même si tu as grandi avec pas grand-chose, rien n’est impossible dans la vie”. Je leur viendrai en aide avec le surplus de la somme que j’aurai récolté.”

Est-ce qu’il est bien spécifié dans votre communication que la somme que vous recherchez est dédiée à l’expédition et que c’est uniquement le surplus qui reviendrait à l’association ?
“Je l’explique systématiquement.”

Donc la somme que vous recherchez va tout d’abord servir à financer l’expédition sur l’Everest ?
“Absolument. Et le surplus ira à l’association.”

Le coût d’une telle opération est d’environ 70 000 francs si l’on en croit les chiffres publiés sur le net.
“On est en moyenne à 50 000 francs. Tout se négocie.”

Vous pensez plausible de récolter cette somme pour aller sur Everest ?
“Je ne suis pas à l’abri d’un échec, j’en suis conscient, mais je sais que je vais me donner les moyens d’y arriver, c’est certain.”

Que pense l’association de ce projet ?
“Ils en sont fous.”

Monter l’Everest demande une condition physique conséquente. Estimez-vous avoir le niveau ?
“Je ne peux pas répondre pour l’instant. Je m’entraîne et il me reste un an et demi, c’est largement suffisant. Je vais également monter un dossier de sponsoring solide pour attirer des partenaires.”


Cagnotte pour soutenir le versoisien.

Site Facebook de l’opération. https://www.facebook.com/8848metres

Site de l’association Porte-Boneur

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