Alan Roura : Aïe !

Vendée Globe – Le skipper de La Fabrique rencontre de nouveaux soucis au niveau de son système hydraulique de quille. “En résultent une navigation en mode « dégradé » et des performances forcément altérées.

Malgré ses soucis techniques, Alan Roura nous offre un sourire pour la nouvelle année.

Le marin a multiplié les déconvenues ces dernières semaines. Après l’importante fuite d’huile du 28 novembre dernier, Alan Roura a cru voir son Vendée Globe s’arrêter net lorsque, le 26 décembre dernier, le système d’angulation de quille de son IMOCA refusait de répondre. Mais au prix d’une réparation de plusieurs heures le marin avait repris espoir.

Malheureusement, son équipe annonce qu’Alan Roura a constaté le 30 décembre un déréglage complet du système de quillage, provoquant des pannes aussi régulières qu’aléatoires, l’obligeant à réinitialiser le tout dès que nécessaire. 48 heures de tests et de tentatives de réparation plus tard, en concertation avec son équipe à terre et le constructeur des vérins, l’origine de ce dysfonctionnement reste inconnue. « L’air qui est entré dans le système créé beaucoup d’émulsion avec l’huile du système, explique Cyril Enjalran, Boat Captain. Le mécanisme est donc déséquilibré et le manque de pression ne permet pas toujours à la quille de rester en place lorsqu’elle est angulée. » Un « recentrage » de la quille complètement involontaire et inopiné qui ne menace aucunement l’intégrité du bateau, mais avec lequel le marin doit désormais composer en évitant de trop solliciter ce réglage. 

« JE NE SUIS PLUS À 100% EN COURSE »

Dans un système de navigation où les empannages doivent s’enchaîner en limite de la zone des glaces, afin de bénéficier des vents les plus soutenus sans pour autant risquer de franchir la limite interdite, La Fabrique est donc fortement pénalisée par cette impossibilité de quiller selon les besoins. « Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas… Mais tant que ma sécurité à bord n’est pas remise en question, je poursuis ma route, continue de marteler le navigateur. Je ne suis plus à 100% en course, c’est dur à accepter, mais je veux boucler ce tour du monde grâce auquel j’embarque tant de monde avec moi. » Comme l’explique son équipe “Alan doit aujourd’hui accepter un deuxième Vendée Globe au tout autre visage : celui de la résilience, où sa ténacité, son courage et son engagement seront décidément mis à rude épreuve“. Contacté par les organisateurs de la course, Alan Roura confie : “C’est dur pour le moral car la course doit être quasiment mise de côté pour moi. L’objectif maintenant est de naviguer en bon marin jusqu’à l’arrivée, en espérant que le système de maintien tienne jusqu’au bout. Il faut savoir accepter les difficultés. J’ai travaillé plus de 24 heures dessus en cumuler et ça fait beaucoup d’heures pour ne pas avoir encore trouvé d’où venait le problème. On travaille dur avec l’équipe à terre, mais sans avoir le système sous les yeux, c’est compliqué pour eux. On ne sait pas trop si un ou deux vérins ou des pistons sont endommagés ou si c’est la pompe qui est cassée. Ça fait partie des avaries du Vendée Globe, il faut désormais faire au mieux tout en sachant que le classement et la performance doivent être mis de côté. ” 

Texte réalisé à partir des sites de la Fabrique et du Vendée Globe.


Site : https://www.lafabriquesailingteam.ch/fr

d’autres informations sur le Vendée Globe : https://televersoix.ch/le-vendee-globe-au-jour-le-jour-17/

One thought on “Alan Roura : Aïe !

  • 3 janvier 2021 à 14 h 08 min
    Permalink

    Cher Alan, la victoire s’éloigne, la technologie défaille, mais le défi humain reste entier dans la ténacité de boucler cette course, quand bien même il y aurait un abandon pour des raisons de sécurité vitale, cela ne serait en rien une dérobade mais une décision murement réfléchie, je salue la détermination et le courage dont vous avez fait preuve, malgré le déferlement des éléments. Nous sommes derrière vous, tous mes vœux surtout de SANTÉ !

Commentaires fermés.