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À Port-Choiseul, le Zooloo joue la carte régionale

Les 21 et 22 août, la Grève nautique de Port-Choiseul a accueilli la 18e édition du Zooloo Festival.

Zooloo Festival à Versoix : groupe sur scène, Timothé Janin, Robin et Gwen, C.J. et Z3NKAI
Robin et Gwen, du comité, Timothé Janin, C.J. et Z3NKAI au Zooloo Festival, à Port-Choiseul. TéléVersoix

La pluie s’est invitée sur les rives du Léman quelques heures avant les premiers concerts. Elle n’a pas suffi à vider la Grève nautique, où le Zooloo Festival déployait ses deux scènes entre fête familiale et musiques nocturnes.

Le reportage de TéléVersoix au Zooloo Festival, avec le soutien de la Carrosserie Binggeli.

Jusqu’à 21h30 ou 22h, roue de la fortune, chamboule-tout, jeux de cirque et chasse au trésor occupaient les familles. À la nuit tombée, l’ambiance glissait vers le «freak show» et les musiques électroniques. «On se dirige alors davantage vers un public adulte», explique Robin du comité.

Derrière ces deux jours de fête se cache une année de préparation, achevée par trois journées de transport et de montage. Le festival repose largement sur ses bénévoles et sur des échanges avec ses partenaires commerciaux. «Chaque année, c’est plus compliqué. Sans les sponsors, le Zooloo ne pourrait pas vivre», reconnaît Robin interrogé par TéléVersoix. Le comité n’a toutefois communiqué ni son budget ni l’évolution de ses charges.

Sur scène, Human Drop défendait un reggae traversé par le dub, le ragga et la world music. Formé à Genève en 2006, le groupe cherche à bousculer l’image d’un reggae trop uniforme. L’un de ses membres observe aussi un vieillissement du public et la disparition progressive des festivals exclusivement consacrés à cette musique.

Le quatuor genevois Garaventa, entre post-punk, rock psychédélique et krautrock, jouait pour sa part sa dernière date de l’été. Sur la scène du lac, le producteur suisse Z3NKAI retrouvait le Zooloo avec un set de psytrance : «Ici, c’est familial, bon enfant et sans stress.»

Reggae, rock indépendant, musiques irlandaises, drum and bass, techno et psytrance : l’affiche revendiquait un ancrage entièrement genevois ou régional. Un choix artistique, mais aussi économique, qui permet au Zooloo de continuer à proposer deux soirées gratuites.

À 18 ans, le festival tient toujours debout, mais l’équilibre devient plus difficile à préserver.