Je pense donc je suis ! — Chronique libre d’ARTS

Chaque matin, sous ma douche, un torrent de messages jaillissant des réseaux sociaux me frappe le crâne en mélangeant les réalités ! Je m’imagine nageant dans une mer démontée avec des vagues d’IA tentant de noyer ma pensée dans la peur de m’engloutir !
Par chance, ma mère m’avait offert une bouée, m’aidant à garder la tête hors de l’eau pour nager dans la lecture des journaux ! De nos jours, elle me dirait que l’intelligence artificielle ne peut exister que grâce à celle de l’humain, mais la guerre venait de finir et la censure ou la désinformation étaient encore courantes. Cette balise me conseillait de « lire les articles entre les lignes » car ça élargissait la compréhension du texte ! Cette subtile proposition s’inspirait de l’expression écrite en 1637 par un philosophe et mathématicien nommé René Descartes : «Je pense donc je suis !». Deux actions regroupées demandant à l’humain d’engager son activité cérébrale, afin de rester libre et responsable !
Concevoir l’IA avec cette logique est possible, car elle découle de multiples trouvailles dues à l’homme, d’abord préhistorique malaxant ses méninges, puis évoluant avec l’algorithme dès l’Antiquité. Au XIXᵉ siècle, doutant des croyances traditionnelles, l’esprit du peuple se réveilla brusquement lorsque la science aborda des recherches plus expérimentales brisant les idées reçues. Par exemple, la théorie de l’évolution de Charles Darwin en 1859 secoua la biologie pour comprendre la vie sur Terre. Elle influença fortement les chercheurs, ouvrant la voie à de formidables progrès pour des milliers d’innovations dans tous les domaines scientifiques. Néanmoins dans l’ombre, de perfides experts tentaient sournoisement de dissimuler d’inavouables buts mercantiles ou de dictature de régime autoritaire sous des programmes confus. Une évolution impossible à suivre, vu sa vitesse tellement plus rapide que nos neurones ! On ne peut qu’attendre qu’elle soit encadrée par des lois régulant et garantissant la liberté de penser pour chaque individu !
Pratiquement, elle permet déjà dans bien des usages de belles réussites. Malheureusement, des personnes malintentionnées veulent emprisonner notre cerveau dans une bulle. Ce qui est facile puisque les humains recherchent les croyances virtuelles depuis toujours. Elles remplissent les cervelles pour calmer un besoin naturel de spiritualité ! L’homme ayant le droit d’en posséder une individuellement, oublie qu’il ne l’a pas pour l’imposer aux autres ! Chacun peut choisir son bonheur au supermarché des illusions et rentrer chez lui détendu et rassuré !
Pourtant, l’avenir restera perpétuellement incertain à prévoir avec l’IA, vu qu’elle puise ses données dans le passé de notre monde et est programmée selon les plans d’hommes sages ou délirants ! C’est comme nager à contre-courant dans la mer du doute pour un artiste peintre qui persévère à lire entre la ligne d’horizon et celle de sa propre vie !
